Infrastructures de transports terrestres, écosystèmes et paysages

Projets labéllisés

[2019] PaViMo : Paysage vigoureux à la mobilité

PaViMo : Paysage vigoureux à la mobilité
En cours
Patrick
Moquay
/ Organisation: École nationale supérieure de paysage de Versailles
p.moquay@ecole-paysage.fr
Ce projet de recherche est intitulé Paysage Vigoureux à la Mobilité (PaViMo). Il sera porté par Julien Solé, artiste-ingénieur-paysagiste et par Patrick Moquay, référent scientifique, directeur du laboratoire de recherche de l'École nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille (LAREP).

Cette recherche s’inscrit dans un contexte d’évolution permanente, imprévisible et chaotique des mobilités, susceptible de provoquer le désarroi des acteurs de l’aménagement. Ce projet de recherche vise à aider ces acteurs – et en particulier les paysagistes - à planifier et à concevoir des espaces publics qui répondent aux enjeux de l’évolution des mobilités, sans perdre l’essence de leur vocation, qui est, par exemple, de donner du sens ou de l’agrément aux espaces publics. Avec une meilleure connaissance des phénomènes qui sont en train de se produire, des interactions entre mobilités et aménagement, les acteurs augmenteront leur marge de manœuvre pour mener à bien leurs missions.

Dans un premier temps, nous analyserons le cadre théorique dans lequel s’inscrit notre recherche et en particulier les relations entre aménagement/paysage urbain et mobilité. Nous examinerons les démarches et les approches existantes. Dans un deuxième temps, nous élaborerons un outil qui se traduira notamment par la définition d’une grille de critères. Cet outil permettra une vision globale sur la problématique de la relation d’un aménagement à l’évolution des mobilités, afin que le maître d’œuvre ou d’ouvrage prenne en compte tous les leviers simultanément : des usages à l’aménagement, de la gouvernance au revêtement de la chaussée. Il sera directement utilisable pour évaluer, amender et faire évoluer les stratégies, les projets et les perceptions. Chaque critère pourra être une clé d’entrée vers des mesures concrètes, des bonnes pratiques, des notions réglementaires et renverra à des outils complémentaires. L’outil sera testé sur un échantillon de projets en cours ou réalisés, en lien avec le programme d’enseignement de l’ENSP. Ce projet sera mené sur une durée d’un an. A l’issue de cette année, nous préciserons l’ensemble des problématiques et des pistes théoriques que nos recherches auront révélées et qui resteront à traiter. Nous rédigerons un article scientifique et nous proposerons éventuellement un protocole pour poursuivre la recherche, en tenant compte de l’évolution du contexte.

[2019] DésiVille : Outils d’aide à la désimperméabilisation des sols artificialisés : développements méthodologiques pour l’évaluation du potentiel de désimperméabilisation et catalogue de solutions applicables en ville

DésiVille : Outils d’aide à la désimperméabilisation des sols artificialisés : développements méthodologiques pour l’évaluation du potentiel de désimperméabilisation et catalogue de solutions applicables en ville
En cours
L'artificialisation des sols urbains conjuguée au changement climatique confronte nos villes à divers phénomènes préjudiciables au confort, au bien-être et plus globalement à la santé des citadins (en termes d'ilots de chaleurs urbains (ICU), de risque inondation, de biodiversité comme de biogéochimie, etc.). Lorsque cette artificialisation s'accompagne d'une imperméabilisation de la surface, à la fragmentation écologique s’ajoutent l’accroissement de la stabilisation et du compactage du substrat, l’altération de l'albédo urbain, la perte de fertilité, de capacité de stockage et de régénération du sol… toutes nuisances susceptibles d'amplifier les phénomènes susmentionnés.

Cette imperméabilisation, qui est généralement induite par un changement d’usage des lieux, n’est cependant pas nécessairement irréversible. Il est légitime d'anticiper, par le biais d'une désimperméabilisation, de restaurer certains cycles naturels (eau – recharge de nappe, carbone, oxygène, etc.) et de favoriser la régulation naturelle de la température d’air ambiante notamment. Cette réversibilité ne doit toutefois pas faire l'impasse sur certains effets de bord liés notamment aux remontées de nappes phréatiques ou à la séquestration de polluants comme de carbone dans les sols et aux risques de résurgence ou propagation des polluants vers les eaux souterraines afférents.

DésiVille est un projet interdisciplinaire de 36 mois qui vise à apporter une réponse intégrée à la thématique de désimperméabilisation des sols urbains. Il convient en effet de prendre en considération dans cette dynamique l'ensemble des « composants » du système étudié et plus précisément : les usages et choix de réaménagement (enjeux sociaux, esthétiques et économiques notamment), l'atmosphère, les revêtements de surface, le sous-sol et les eaux souterraines, et de modéliser l'ensemble des flux (énergétiques, hydriques, polluants potentiel, etc.) qui le caractérisent avant / pendant / après désimperméabilisation. La proposition mobilise différentes modalités scientifiques. L'articulation sera assurée au moyen de géotraitements réalisés dans un SIG.

Les acteurs du projet s'engagent ainsi à développer, dans le contexte de DésiVille : 1) une méthodologie d'évaluation des potentialités et vulnérabilités des interstices imperméabilisés du territoire permettant de sélectionner les surfaces les plus pertinentes à désimperméabiliser, 2) un catalogue de solutions de désimperméabilisation intégrant, sur la base des impacts positifs et négatifs identifiés, un ensemble de recommandations, 3) un test de la méthode et du catalogue dans le cadre d'un projet de réaménagement d'un territoire urbain existant de l’agglomération de Nantes.

Pour traiter les transferts sur-sol/interface/sous-sol, mais aussi la complexité inhérente à la diversité des échelles et phénomènes en jeu (aléa climat local/phénomène d'ICU, aléas pollution des sols, inondation par remontée de nappes, vulnérabilité des eaux souterraines, aménités d'espace, etc.), un consortium pluridisciplinaire a été réuni associant des chercheurs du BRGM, du CEREMA, du CNRS et de l’École d'Architecture de Nantes, de l'IFSTTAR à des experts de l'urbanisme opérationnel (bureau d'étude, aménageur-NMA) en interaction avec la collectivité locale(Nantes Métropole). Il bénéficiera de l'expertise, des données et des résultats acquis dans le cadre des projets européens Urbinat et Nature4Cities, et du projet Muse cofinancé par l'ADEME.
Les résultats attendus sont pluriels : diffusion des connaissances scientifiques , production d'un atlas des potentialités et vulnérabilités (les cartes et couches de données relatives notamment au potentiel de désimperméabilisation seront proposées pour intégration à l'OpenData nantais), rapport décrivant l'indice de potentiel de désimperméabilisation et la démarche d'évaluation, rapport regroupant le catalogue de solutions, la méthode d’évaluation des combinaisons à risque et l’approche de recommandations, etc.

[2019] Gouverner la biodiversité par le marché. L'État, les cabinets de conseil et la compensation écologique

Synthèse: images/docman-files/docman-files/rapport-final/rapport-ittecop-apr-2017/fiche-projet/19_Ittecop_Gouvernerlabio.pdf
Petitimbert
Achevé
Bruno
Villalba
/ Organisation: AgroParisTech, Ceraps

Les évolutions de l’action publique de ces quarante dernières années, regroupées sous la dénomination de New Public Management (Hood, 1995), ont amené les acteurs privés du conseil à jouer un rôle de plus en plus conséquent dans la mise en œuvre des politiques publiques (Dreyfus, 2010). Ces acteurs, experts professionnels (Boussard, Demazière, et al., 2011) participent à la définition du problème public et des manières d’y répondre en proposant un cadrage cognitif et normatif. 

Ce dernier diffuse une vision particulière, issue des éléments cognitifs et théoriques, des valeurs et des intérêts de ces différents consultants et de leurs cabinets de conseil. Le cadrage proposé est issu de la rencontre entre ces consultants professionnels et un contexte qui se révèle tant dans les attentes de l’action publique qu’au sein des textes réglementaires (Smith, 2007) ou plus concrètement au sein de la commande publique (Nonjon, 2006).

Les services de l’État vont ainsi, via le marché, déléguer pour partie les évaluations écologiques, le dimensionnement et la mise en œuvre de la compensation aux cabinets de conseils tout en exerçant une activité de contrôle sur leurs activités. Cette dernière se réalisera à travers le suivi des conditions d’exécution des prestations telles que détaillées au sein des cahiers des charges contractuellement établis. L’État légitime en conséquence l’activité des cabinets de conseils en leur confiant une activité qui relève de ses compétences initiales (Jullien, Smith, 2012). Soumis à la pression du résultat sur leur marché, ces consultants participent à définir les instruments relatifs à la mise en œuvre de la compensation écologique mais ils se doivent également de répondre à la commande émise par les maîtres d’œuvres qui les financent. La thèse propose alors d’analyser les offres commerciales et modalités de fonctionnement des cabinets de conseil afin d’en étudier la portée au sein de l’action publique. Les consultants apparaissent comme des traducteurs c'est-à-dire des experts en capacité de participer de la définition instrumentale de la compensation à partir de sources théoriques initiales. Finalement, cette recherche interroge l’établissement des mesures compensatoires et leurs instrumentations au sein de l’action publique comme le fruit d’une relation marchande entre des cabinets de conseil et leurs clients aménageurs publics et privés. Elle se veut être une contribution à l’économie politique et à la sociologie des marchés en ce qu’elle interroge la part de politique dans les institutions marchandes et ses effets quant au gouvernement du vivant humain et non humain. 

Le travail de thèse s’appuie sur une enquête menée pendant quatre années en immersion au sein d’un cabinet de conseil spécialisé sur les questions environnementales ainsi que des entretiens auprès des aménageurs privés et des services de l’État compétents. Il traite de données qualitatives (recherche en immersion, entretiens, observations d’événements, analyse bibliographique et de littérature grise).

[2017] MERCIe, une méthode opérationnelle pour éviter, réduire, compenser les impacts écologiques.

MERCIe, une méthode opérationnelle pour éviter, réduire, compenser les impacts écologiques ?
En cours
Sylvain
Pioch
/ Organisation: ECO-MED, CEFE - Université de Montpellier 3 Paul Valéry
sylvain.pioch@univ-montp3.fr
En 2016, la loi de reconquête de la biodiversité a renforcé les exigences relatives à la mise en œuvre de la séquence Eviter-Réduire-Compenser (ERC) par les aménageurs. Néanmoins, un rapport du Sénat paru en mai 2017 pointait de nouveau les insuffisances de l’application des textes réglementaires antérieurs à cette loi. Les difficultés inhérentes à la mise en pratique de la séquence ERC sont connues. L’une d’entre elles tient au manque de méthodes partagées pour évaluer l’équivalence écologique ou encore dimensionner la compensation. Ce manque est à relier en particulier, à la complexité scientifique du sujet, comme le montrent les nombreuses publications scientifiques traitant de la question, ainsi qu’à sa dimension territoriale. La proposition de méthodes d’évaluation représente donc un enjeu important à la fois pour les acteurs des territoires, praticiens d’ERC et pour les chercheurs.

Comment proposer une méthode qui devienne un véritable outil pour les praticiens, c’est-à-dire un objet qui les aide véritablement à accomplir leur tâche, tout en reprenant les connaissances scientifiques disponibles ? Nous formulons l’hypothèse que ce que nous nommons la « dimension utilisateur » de ces méthodes est tout aussi importante que la dimension scientifique qui occupe souvent le premier plan. Nous appelons « utilisateurs », les praticiens d’ERC : aménageurs, bureaux d’études, services de l’Etat, etc.

Nous tacherons de répondre aux questions suivantes :
  1. Comment est prise en compte la dimension utilisateur dans les outils dont disposent les praticiens d’ERC pour évaluer l’équivalence écologique ?
  2. Comment qualifier le lien entre praticiens de l’ERC et experts/chercheurs auxquels est confié la conception des outils d’évaluation ?
Pour ce faire, nous allons organiser le travail autour de 3 axes. i) Le premier axe reprend les outils des sciences sociales avec la réalisation d’une double enquête auprès des experts et des praticiens. Il s’agira d’identifier les dispositifs d’interface entre experts et praticiens, les expériences de collaboration autour de la conception d’outils, etc. ii) Notre deuxième axe de travail se focalisera sur les documents produits par les chercheurs d’une part, et les praticiens d’autre part. Au travers d’une revue de la littérature académique internationale sur l’équivalence écologique, nous identifierons les préconisations que font les experts à destination de la pratique. Nous procéderons à une analyse d’un échantillon d’études d’impact afin d’identifier si les préconisations des experts sont présentes dans les dossiers des aménageurs, et si oui, lesquelles et comment. iii) Enfin, notre troisième axe de travail sera centré sur la méthode MERCIe (Méthode de dimensionnement de la compensation). Nous testerons une démarche dite orientée vers l’utilisateur final au travers de tests sur des projets d’aménagement réels, et d’ateliers menés avec les partenaires opérationnels.




Sur la base de ces travaux, nous espérons i) proposer une évolution de la méthode MERCIe en phase avec les besoins des acteurs de terrain et ciblant les trois volets de la séquence ERC, et ii) proposer une démarche reproductible de conception de méthodes et outils, davantage tournée vers l’utilisateur final, que ce soit en termes de processus de construction, ou en termes de forme des outils.

[2017] DECHIR, Discontinuités écologiques et Chiroptères

Discontinuités écologiques et Chiroptères
En cours
La fragmentation écologique est une des premières causes d'atteinte à la biodiversité (Fahrig 2003). Le développement de l’urbanisation, la production agricole, la production d’énergie et surtout les infrastructures linéaires de transports (ILT) sont autant d’activités humaines susceptibles d’engendrer des dynamiques de fragmentation au sein des paysages. Or cette fragmentation des habitats est connue pour impacter les flux d’individus entre populations et par conséquent les flux de gènes entre les populations. Dans le cas des espèces à faible dispersion et avec le contexte de petites populations, cette diminution des flux de gènes, même réduite, peut conduire à menacer la viabilité de ces populations.

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[2017] MetAqua, extension du champ d'application de SimOïko aux milieux aquatiques terrestres

MetAqua, extension du champ d'application de SimOïko aux milieux aquatiques terrestres
En cours

La plateforme de simulation numérique SimOïko est dérivée du modèle de recherche MetaConnect, développé pour traiter des questions de dynamiques de meta-populations d'espèces terrestres ou amphibies. SimOïko a donc à ce titre bénéficié de tests de validations pour ce type d'espèces mais son utilisation à des espèces pélagiques telles que les poissons reste à développer. Le projet MetAqua réalisé en collaboration avec la SETE-CNRS vise 1) à tester les capacités prédictives de SimOïko pour les espèces pélagiques 2) le cas échéant, développer les algorithmes de simulation adaptés à ces espèces.

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[2016] Principes de conception "prônant une gestion raisonnée de l'énergie" pour la planification et le projet des paysages énergétiques durables

Principes de conception "prônant une gestion raisonnée de l'énergie" pour la planification et le projet des paysages énergétiques durables
En cours
Patrick
Moquay
/ Organisation: École Nationale Supérieure de Paysage de Versailles

Le projet de recherche s'inscrit dans le débat actuel sur la transition énergétique en partant de la conviction que cette transition énergétique génère aussi une transition paysagère vu la relation forte qui a toujours lié la gestion énergétique et l’aménagement spatial. Le paysage est ici considéré comme cadre de vie où l'homme habite, tel que perçu et conçu par la population, et produit de l'interaction de facteurs humains et naturels. Le concept de paysage, qui est aussi attaché à une catégorie de projet, peut avoir un rôle central dans le processus de transition en servant de base à des prises de décision et des synthèses de connaissance.

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