INtégrer l’Ecologie et la biodiversité dans la Décision publique en matière d’Infrastructures de Transport

Responsable Scientifique

Cécile BLATRIX
AgroParisTech
cecile.blatrix[@]agroparistech.fr

Durée : 30 mois

Mots clé

Décision publique; interfacte biodiversité/transports; pluridisciplnarité; ingénierie de la co-action complexe

Résumé

Le projet INEDIT part de l’hypothèse selon laquelle la conduite de l’action nécessite aujourd’hui de mobiliser les catégories d’analyse et les outils de l’écologie et des sciences sociales et de les faire se rencontrer, ce qui ne va pas de soi. En d’autres termes, apporter une contribution aux besoins de la gestion écologique d’aujourd’hui exige de nouvelles manières de penser et de produire de la connaissance, en articulant compréhension de la dynamique des écosystèmes et des mécanismes socio-politiques qui gouvernent les systèmes écologiques.
Le projet INEDIT vise donc à comprendre à quelles conditions la prise en compte effective de la biodiversité peut permettre de reconfigurer les conditions de production d’un projet d’ILTe ou de sa modernisation. Dans quelle mesure le processus de décision permet de discuter le choix des modes de transports dans la réalisation de nouvelles infrastructures linéaires de transports de personnes ou de marchandises ? Comment le processus de décision pourrait-il être repensé afin d’intégrer pleinement les enjeux en termes de biodiversité?
Répondre à cette question implique de caractériser la place de la biodiversité dans le processus de décision actuel en matière d’infrastructures linéaires, d’imaginer des outils d’analyse et de co-action innovants, et de penser les conditions et moyens d'un rapprochement entre disciplines de recherche (sciences sociales, sciences de l’ingénieur et sciences de la vie) d’une part et entre la recherche et les acteurs des territoires en matière d’infrastructure et biodiversité d’autre part.
Le projet comportera deux volets. Le premier s’attachera à comprendre comment la biodiversité dans son ensemble (pas seulement exceptionnelle mais aussi ordinaire) est affectée par les infrastructures, et quelles sont les modes de prise en charge de ce problème dans le système actuel d’action publique. Le second volet s’attachera quant à lui à étudier les représentations paysagères des différents parties prenantes de la biodiversité, sur un territoire concerné par un projet d’ILTE, en mettant en place un protocole d’enquête innovant de sociologie visuelle croisant données visuelles (photographies) et données textuelles (questionnaires), déjà expérimenté avec succès lors d’une étude sur les représentations paysagères en Gironde.