Compensation et infrastructures linéaires : stratégies et scénarios pour l’action

Responsable Scientifique

Denis COUVET
Muséum National d’Histoire Naturelle, Centre d’écologie et des Sciences de la Conservation (UMR 7204)
couvet [at] mnhn.fr

Durée : 21 mois

Mots clé

compensation écologique, infrastructure linéaire, connectivité écologique (approche territoriale), politique, stratégie, prospective, écologie du paysage.

Résumé

Les infrastructures de transport se caractérisent par l’implantation au sol d’équipements servant à la production de biens et de services à la société, répondant à sa dynamique de développement et à un principe d’intérêt général. Cependant, leurs conséquences négatives pour la biodiversité et la société sont reconnues notamment dans la fragmentation des écosystèmes. La compensation écologique est une des réponse pour tenter de concilier aménagement du territoire et conservation de la biodiversité, et s’inscrit dans la loi dite de « Protection de la nature » du 10 juillet 1976, donnant la logique éviter-réduire-compenser (ERC). La doctrine récemment publiée par le Ministère de l’écologie (MEDDE, 2012) tente de renforcer le dispositif et de permettre une réelle efficacité écologique. Dans ce contexte, l’objectif du projet de recherche est d’identifier les obstacles et les évolutions positives – spécifiques ou non – que rencontrent les aménageurs d’infrastructures linéaires lorsqu’ils mettent en place des mesures compensatoires. Il s’agira ainsi d’identifier, tout d'abord, les potentielles limites et effets pervers induits par le système actuel ensuite, les leviers possibles pour conduire une compensation écologique efficace pour les entreprises concernées (et avec le concours de l’ensemble des acteurs impliqués) et enfin, pour les écosystèmes et la biodiversité qui constituent l’objectif final de ces mesures. Dans cette perspective, nous déploierons une démarche d’analyse stratégique et politique des cas de projets d’infrastructures linéaires, à travers une triple approche rétrospective (trajectoire de dossiers clos), synchronique (analyse de deux cas en phase de développement) et prospective (exercice avec les acteurs sur un projet futur). Ces trois approches seront développées grâce à un dialogue interdisciplinaire entre la communauté scientifique et la communauté de pratique.