Infrastructures de transports terrestres, écosystèmes et paysages

MERCIe

MERCIe, une méthode opérationnelle pour éviter, réduire, compenser les impacts écologiques ?
Projet: Labellisé
En cours

Responsable(s) Scientifique(s) :

Mechin
Agnès
/ Organisation: CEFE - Université de Montpellier 3 Paul Valéry
agnes.mechin@univ-montp3.fr
Sylvain
Pioch
/ Organisation: ECO-MED, CEFE - Université de Montpellier 3 Paul Valéry
sylvain.pioch@univ-montp3.fr

Rapports & Synthèses


Présentations & Poster

Présentation

Valorisation


MERCIe, une méthode opérationnelle pour éviter, réduire, compenser les impacts écologiques.
En 2016, la loi de reconquête de la biodiversité a renforcé les exigences relatives à la mise en œuvre de la séquence Eviter-Réduire-Compenser (ERC) par les aménageurs. Néanmoins, un rapport du Sénat paru en mai 2017 pointait de nouveau les insuffisances de l’application des textes réglementaires antérieurs à cette loi. Les difficultés inhérentes à la mise en pratique de la séquence ERC sont connues. L’une d’entre elles tient au manque de méthodes partagées pour évaluer l’équivalence écologique ou encore dimensionner la compensation. Ce manque est à relier en particulier, à la complexité scientifique du sujet, comme le montrent les nombreuses publications scientifiques traitant de la question, ainsi qu’à sa dimension territoriale. La proposition de méthodes d’évaluation représente donc un enjeu important à la fois pour les acteurs des territoires, praticiens d’ERC et pour les chercheurs.

Comment proposer une méthode qui devienne un véritable outil pour les praticiens, c’est-à-dire un objet qui les aide véritablement à accomplir leur tâche, tout en reprenant les connaissances scientifiques disponibles ? Nous formulons l’hypothèse que ce que nous nommons la « dimension utilisateur » de ces méthodes est tout aussi importante que la dimension scientifique qui occupe souvent le premier plan. Nous appelons « utilisateurs », les praticiens d’ERC : aménageurs, bureaux d’études, services de l’Etat, etc.

Nous tacherons de répondre aux questions suivantes :
  1. Comment est prise en compte la dimension utilisateur dans les outils dont disposent les praticiens d’ERC pour évaluer l’équivalence écologique ?
  2. Comment qualifier le lien entre praticiens de l’ERC et experts/chercheurs auxquels est confié la conception des outils d’évaluation ?
Pour ce faire, nous allons organiser le travail autour de 3 axes. i) Le premier axe reprend les outils des sciences sociales avec la réalisation d’une double enquête auprès des experts et des praticiens. Il s’agira d’identifier les dispositifs d’interface entre experts et praticiens, les expériences de collaboration autour de la conception d’outils, etc. ii) Notre deuxième axe de travail se focalisera sur les documents produits par les chercheurs d’une part, et les praticiens d’autre part. Au travers d’une revue de la littérature académique internationale sur l’équivalence écologique, nous identifierons les préconisations que font les experts à destination de la pratique. Nous procéderons à une analyse d’un échantillon d’études d’impact afin d’identifier si les préconisations des experts sont présentes dans les dossiers des aménageurs, et si oui, lesquelles et comment. iii) Enfin, notre troisième axe de travail sera centré sur la méthode MERCIe (Méthode de dimensionnement de la compensation). Nous testerons une démarche dite orientée vers l’utilisateur final au travers de tests sur des projets d’aménagement réels, et d’ateliers menés avec les partenaires opérationnels.




Sur la base de ces travaux, nous espérons i) proposer une évolution de la méthode MERCIe en phase avec les besoins des acteurs de terrain et ciblant les trois volets de la séquence ERC, et ii) proposer une démarche reproductible de conception de méthodes et outils, davantage tournée vers l’utilisateur final, que ce soit en termes de processus de construction, ou en termes de forme des outils.