Infrastructures de transports terrestres, écosystèmes et paysages

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Les sites naturels de compensation : un outil prometteur au service de la biodiversité

Les sites naturels de compensation sont un nouvel outil pour la mise en œuvre de la dernière étape de la séquence éviter, réduire, compenser (ERC). Introduits par la loi « Biodiversité » de 2016, ils visent à améliorer la mise en œuvre et l’effectivité de la compensation écologique par les acteurs de la séquence. Fondés sur une expérimentation en cours depuis 10 ans, ils permettent l’anticipation et la mutualisation des mesures de compensation. Ils constituent ainsi un nouvel enjeu pour les territoires en matière de planification. Leur appropriation et leur déploiement par les acteurs sont primordiaux pour atteindre l’ambition visée : l’absence de perte nette de biodiversité.
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La Compensation écologique : Concepts et limites pour conserver la biodiversité

Baptiste REGNERY

Publié le 12 octobre 2017

L’homme construit de nouvelles infrastructures (routes, bâtiments, espaces de loisirs, etc.) à une vitesse jamais vue auparavant. Or, si ces projets sont des vecteurs de développement économique et social, ils sont aussi une source importante de dégradation et de destruction d’espaces naturels. En cette période de crise écologique, il est urgent de chercher à réconcilier le développement avec la conservation de la biodiversité. La compensation est devenue un enjeu clé des politiques publiques de préservation de la biodiversité.
On compense de plus en plus les impacts d’aménagement par l’utilisation de l’ingénierie et de la restauration écologiques. Mais est-ce la solution ? Quels sont les impacts réels des projets d’aménagement et des mesures compensatoires sur la biodiversité ? Comment les mesurer ? Quelles sont les connaissances scientifiques sur la faisabilité et la durabilité des mesures compensatoires ? Comment faire de la compensation un outil efficace pour la préservation de la biodiversité ?
L’objectif de cet ouvrage est d’apporter une réflexion scientifique et critique sur la compensation écologique. À partir des sciences écologiques, l’auteur analyse le mécanisme de compensation et apporte des éclairages pour mesurer, évaluer, restaurer, comparer, ou encore suivre la biodiversité. Ce faisant, il montre que les mesures compensatoires se heurtent à de nombreuses limites et s’avèrent un moyen d’action très insuffisant face au rythme actuel de l’artificialisation des sols. Il propose une voie vers l’objectif d’« absence de perte nette de biodiversité », fondée sur l’évitement des impacts et une utilisation éthique et solidaire des espaces naturels.
Ce livre fait le point sur les connaissances scientifiques et techniques d’un sujet au cœur des préoccupations de dé­ve­lop­pement durable. Il s’adresse à un large public : aménageurs, décideurs, gestionnaires d’espaces naturels, étudiants en sciences de l’en­vi­ron­nement, citoyens intéressés par les questions d’environnement.
Préface de Jean-Philippe SIBLET

Plus d'info

Citation du tome :
REGNERY B. 2017. — La Compensation écologique :Concepts et limites pour conserver la biodiversité.
Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 288 p. (Hors collection ; 40).

Compte-rendu de la Journée FRB 2017 - Biodiversité et transition énergétique : enquêtes sur des liaisons dangereuses

A l’heure ou de nombreux pays se mettent en ordre de marche pour opérer leur transition énergétique, une étude parue dans Renewable and sustainable Energy Reviews recense les impacts des énergies renouvelables sur la biodiversité. Parallèlement à la sortie de cette publication, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité a consacré sa Journée du 5 octobre aux liens qui unissaient biodiversité et transition énergétique.

Accédez à la synthèse de l’article scientifique et au compte-rendu de la journée FRB du 5 octobre

Nouvelle publication : BIODIV'2050 n°12 - Forum Biodiversité et Economie

"Vers une économie engagée pour la biodiversité"

La Mission Economie de la Biodiversité réalise en partenariat avec l'Agence française pour la biodiversité un nouveau numéro de BIODIV'2050 dédié aux résultats du Forum Biodiversité et Economie qui s'est tenu les 24 et 25 novembre 2016.

Prise en compte de la biodiversité dans les études d’impact

La loi dite Grenelle 2 de 2010 et son décret d’application de 2011 ont profondément réformé le cadre de l’étude d’impact en imposant une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les projets d’aménagement du territoire. Sur le terrain, quels effets ont eu ces politiques publiques sur les pratiques des aménageurs ? S’appuyant sur l’analyse de 42 études d’impacts réalisées de 2006 à 2016, les auteurs de cette étude dressent un premier constat. Extrait : "Parmi les 25 dossiers qui analysent les connectivités « locales », 20 identifient des continuités écologiques sur la zone de projet, et seulement 5 prennent en compte ces continuités dans les mesures ERC proposées. Il semble donc encore y avoir une marge pour l’intégration des connectivités écologiques dans l’élaboration des projets."

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