Infrastructures, territoires, transports, énergies, écosystèmes et paysages

[Article] Refuge écologique dans les emprises d’infrastructures linéaires de transport : estimation du potentiel de France métropolitaine

Depuis quelques années, certaines parties d’emprises des divers types d’infrastructures linéaires de transport (ILT) sont reconnues comme de potentiels abris écologiques pour la flore et l’entomofaune locales. Pour développer une politique éclairée de mise à profit de cette opportunité pour la conservation des espèces et le rétablissement de connectivités écologiques au sein des paysages, il est essentiel de connaître le patrimoine de refuge écologique potentiel (REP) offert par ces emprises à l’échelle nationale. Prenant en compte les principales contraintes d’exploitation des ILT, leurs caractéristiques géométriques et leur environnement, un calcul a été conduit sous système d’information géographique (SIG) pour estimer le développement linéaire et la surfacique de REP en France métropolitaine. Le réseau de REP s’étend sur 88 094 km (39 % associés au réseau de transport d’électricité, 34 % au réseau ferroviaire, 18 % au réseau routier, 9 % au réseau navigable). Sa surface minimale totale est estimée à 2 025 km2. L’État est dépositaire d’une part très importante du linéaire de REP (46,2 %), en particulier à travers son domaine public ferroviaire (32,0 % du total). La part des collectivités territoriales et sociétés concessionnaires (53,8 %) est associée principalement aux réseaux routier et de transport d’électricité (respectivement 12,0 % et 39,1 % du total) et ouvre les perspectives de mise à profit des REP à l’implication des propriétaires fonciers privés et communaux.

Denis Francois, Léa Medous, Claire Etrillard. Refuge écologique dans les emprises d’infrastructures linéaires de transport : estimation du potentiel de France métropolitaine. RTS - Recherche Transports Sécurité, IFSTTAR, 2022, 2022, 16p. ⟨10.25578/RTS_ISSN1951-6614_2022-03⟩. ⟨hal-03559708⟩

[Ouvrage] Réinventer la ville avec l’écologie, Frottements interdisciplinaires Groupe sur l’urbanisme écologique

Dès le début, le Groupe sur l’Urbanisme Ecologique s’est défini autour d’une réflexion sur une transition économique, écologique et sociale pour une ville durable. Les discussions périodiques du groupe ont abouti rapidement à la nécessité d’un renversement complet des paradigmes urbanistiques et des modes d’habiter, notamment en menant au premier plan des « Solutions Fondées sur la Nature » mais aussi de nouvelles conceptions et pratiques de l’espace urbain.

Les stratégies à mettre en œuvre (modélisation des mobilités, croisements des diagnostics disciplinaires, inventions architecturales, bilans énergétiques fins, organisation des tissus urbains...) ne peuvent être qu’interdisciplinaires : sciences humaines et sociales, sciences de la vie, sciences de l’ingénieur et sciences architecturale, paysagère et urbaine. Mais ce constat ne peut se limiter à une réflexion académique et doit pouvoir déboucher sur une opérationnalité (tant pour les formations d’urbanistes, d’architectes et de paysagistes que pour les conduites de projets). D’où des conclusions plutôt orientées vers l’action. Ce sont ces discussions qui ont été retranscrites ici dans une forme originale de transversalité. Chaque texte est rédigé par des auteurs de disciplines, et donc de cultures, différentes.

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[Guide] Transition énergétique : vers des paysages désirables

Innovant et audacieux, le guide méthodologique Transition énergétique : vers des paysages désirables proposé par la Chaire Paysage et énergie de l'École nationale supérieure de paysage aborde, au travers de seize expériences de paysage menées en faveur des énergies renouvelables et de dix enseignements pour les territoires, la manière de concrétiser plus efficacement la transition énergétique et écologique.

Un livre blanc pour la recherche portuaire

Dans le cadre de la stratégie nationale portuaire annoncée en 2021, un groupe de travail mené par le CNRS a analysé, avec la communauté et les parties prenantes, l’organisation de la recherche portuaire en France et propose un bilan et des recommandations, publiés dans un livre blanc.

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[Note d'analyse] Risques climatiques, réseaux et interdépendances : le temps d'agir

Le travail mené par France Stratégie sur les réseaux d’électricité, de transports routier et ferroviaire et de télécommunications rappelle la vulnérabilité des infrastructures qui les composent dans le contexte d’un climat en pleine évolution.

La hausse des températures moyennes et l’intensification des canicules représentent ainsi des risques, notamment pour les équipements actifs des réseaux de télécommunications. Les évolutions incertaines des régimes des vents violents et tempêtes auront, quant à elles, des conséquences sur les infrastructures aériennes des réseaux (lignes électriques ou de télécommunications, par exemple).

Surtout, ces réseaux sont associés, en fonctionnement normal comme en temps de crise, par de nombreux liens de dépendance, physiques ou découlant des relations entre les acteurs. Par exemple, les câbles électriques ou de télécommunications en proximité immédiate des routes sont soumis aux aléas touchant celles-ci et les réseaux de télécommunications dépendent de leur alimentation électrique. Cela tend à augmenter la vulnérabilité des réseaux au changement climatique. Face à ces risques, les actions mises en œuvre constituent des réponses encore partielles, ce qui impose de pleinement prendre en compte les interdépendances dans les stratégies d’adaptation.

Afin de répondre à ces enjeux et de contribuer à l’élaboration du volet « Adaptation » de la nouvelle Stratégie française énergie-climat, France Stratégie dresse des pistes d’actions pour l’État autour de trois axes (voir figure ci-dessous) : le renforcement et le partage des connaissances, la mise en place d’une gouvernance nationale, et l’expérimentation dans des territoires volontaires de stratégies d’adaptation intégrant les enjeux d’interdépendances. L’ensemble de ces initiatives pourrait contribuer à des exercices de grande ampleur, telle une évaluation nationale des risques.

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